Jouera, jouera pas

Publié le

images

Depuis quelques jours, les Britanniques semblent s’affoler et de ce fait les médias également autour des prochains Jeux du Commonwealth sensés se ternie à Delhi dans 15 jours.

Mais cela s’est empiré hier quand parmi les infrastructures prévues pour les Jeux, un pont réservé aux piétons en cours de construction près du principal stade s’est totalement effondré, mettant en doute la fiabilité des autres bâtiments construits pour l’occasion.

Mais commençons par le début : les Jeux du Commonwealth sont une compétition multisports où se rencontrent les meilleurs sportifs des nations membres du Commonwealth dont la première édition eut lieu en 1930. Le programme des épreuves est comparable à celui des Jeux Olympiques d’été, mais comprend également certains sports plus spécifiques aux nations du Commonwealth comme le rugby à sept, le boulingrin ou le netball. Les quatre nations du Royaume-Uni (Angleterre, Ecosse, Irlande du Nord et Pays de Galle) envoient des délégations distinctes et les nations de la dépendance de la Couronne Britannique comme l'Ile de Man ou Jersey ont également leur délégation. 

Quelque 7.000 athlètes et officiels de 71 nations et territoires de l'ancien empire Britannique sont attendus pour ces 19e Jeux, plus grand événement sportif sur le sol indien depuis les Jeux asiatiques en 1982, mais à 11 jours de l'ouverture, les jeux sont en pleine crise.

Ces Jeux semblent partir sous de mauvais augures. Des scandales de corruption et des retards dans les chantiers avaient déjà transformé les mois de préparation en véritable cauchemar pour les organisateurs À moins de deux semaines du coup d'envoi des Jeux (3 au 14 octobre), l'attaque armée menée contre un car de touristes à New Delhi a également lancé les inquiétudes sur la sécurité. Peu après, un feu s'est déclaré non loin de là dans une voiture à la suite d'une explosion, apparemment, d'une bombe artisanale.

En outre, l'épidémie de dengue fait rage dans le pays et le village des sportifs se trouve dans une zone particulièrement exposée. Rien qu'à New Delhi on signale plus de deux mille deux cents cas, et, rapporte le Times of India, le ministère de la santé a émis un communiqué à destination des visiteurs pour les prévenir des risques encourus et des précautions à prendre. Il y évoque aussi les dangers liés à la grippe H1N1...

Mais mis à part cela, les problèmes des infrastructures sont plus inquiétants. Une partie d'un faux plafond de l'un des principaux stades s'est effondrée mercredi sans faire de victimes, a déclaré un fonctionnaire du gouvernement. Selon la télévision, le plafond est tombé près de la zone dédiée à l'haltérophilie dans le stade Jawaharlal Nehru.

En début de semaine, un autre problème surgit avec l’effondrement d’un pont réservé aux piétons en cours de construction près de ce même stade. La structure, une énorme arche en acier supportant un pont d'environ 50 m de long qui devait faire la jonction entre un parking et le stade s'est écroulée sur le parking, juste à côté du stade Jawaharlal Nehru, qui doit accueillir la cérémonie d'ouverture des 19e Jeux du Commonwealth le 3 octobre.

En juillet, la commission de vigilance, organisme chargé par le gouvernement indien de veiller à la conformité des installations, avait déjà dénoncé une série de problèmes dans les travaux de construction, affirmant que certains certificats garantissant la qualité d'équipements construits étaient faux ou suspects.

Des commentaires désastreux d'équipes ayant déjà commencé à s'installer dans le village des athlètes sur place concernant l'hygiène du village sportif ont été relayés par toute la presse qui titrait mercredi sur la "honte" de l'Inde. En effet, une délégation de Nouvelle-Zélande est déjà arrivée sur place et les responsables ont déclaré mardi que les conditions d'hygiène et sanitaires du village compromettaient la totalité des Jeux. De fait, les Canadiens, les Ecossais et les Irlandais ont eux aussi critiqué les conditions d'accueil des délégations.

Le champion d'Europe du triple saut, Phillips Idowu, n'ira pas à New Delhi disputer les troisièmes Jeux du Commonwealth de sa carrière. L'athlète britannique a préféré renoncer car il ne se sent pas en sécurité. « Pardon à tout le monde, mais je dois penser à mes enfants. Ma sécurité est plus importante pour eux qu'une médaille », a-t-il expliqué sur son compte Twitter.

Côté britannique, Christine Ohuruogu, championne olympique du 400m, et Lisa Dobriskey, vice-championne du monde du 1500 m, ont elles aussi renoncé à participer aux Jeux du Commonwealth, mais en raison de blessures – brusquement survenues ( ah oui!)

L'ancien marathonien australien Steve Moneghetti a aussi fait part de ses inquiétudes.

Le président de la Fédération des Jeux du Commonwealth, Michael Fennell, a demandé cette semaine des mesures immédiates au gouvernement indien pour améliorer les infrastructures du village.

Les organisateurs ont réagi en assurant qu'ils allaient fournir "une excellente infrastructure" aux hôtes des Jeux. Mais selon le Times of India seuls dix-huit des trente-quatre bâtiments qui doivent accueillir les sept mille sportifs et officiels seraient prêts à ce jour.

Enfin que peut-on dire : « que le meilleur gagne » ?

 

Commenter cet article